Nouvelles images à l'Ososphère, Strasbourg, 29 et 30 octobre 2006
"Dans l'espace-temps d'Ososphère, les arts numériques s'installent dans un hôtel éphémère et investissent le quartier de la Laiterie, coeur d'un village urbain mettant en circulation les cultures technologiques (...) Au 10, rue du Hohwald, ancien bâtiment de production de la Laiterie, laissé vacant par le conservatoire. Dans cet établissement éphémère, dont le nom renvoie à la constitution même du numérique, enfant du calcul automatique, prendront chambre la plupart des artistes accueillis aux Nuits électroniques de l'Ososphère. Cette résidence hôtelière particulière, mise en forme par le collectif Cocktail designers, qui a pensé jusqu'au mobilier de l'espace lounge, loge pour la première fois dans un même lieu les installations que les éditions précédentes d'Ososphère dispersaient sur l'ensemble du site de la Laiterie. (...) Où « le son est le texte est l'image est la musique est le son est l'image... », comme l'écrit Balpe, chercheur du laboratoire Paragraphe de l'université Paris 8. L'exploration hypermédiatique, de l'image, du son, de la lumière et du texte, est mise en oeuvre par le groupe Dunes, Madeleine Chiche et Bernard Misrachi, cinéastes et chorégraphes, résidents à la Friche de la Belle de Mai, à Marseille. Sur l'ensemble du site de la Laiterie, hors les murs de l'Hôtel de la logique, ils poseront des éléments sonores, vidéo ou lumineux, disposés selon un mode « aléatoire contrôlé ». Ils déploieront en lettres néons une phrase aussi faussement affirmative que vraiment interrogative : « 01. la logique est peut-être floue »... Artefact prolongerait volontiers cette collaboration avec Dunes au-delà du dispositif inscrit dans l'espace-temps d'Ososphère, par une résidence ouvrant la perspective de la maturation d'un projet à la Laiterie, pouvant prétendre au dispositif de soutien à la création multimédia - le dicréam - déployé par le ministère de la Culture. Cette ambition pourrait être partagée avec les partenaires d'Ososphère : à Paris l'association Dédale et le festival Émergences, qui convoque à la Villette, aux mêmes dates que le festival strasbourgeois, les acteurs de toutes les cultures technologiques ; à Aix-en-provence l'association Terre active et le festival Arborescence, également dédié à l'art numérique et multimédia. On serait là au coeur d'un réseau de création et de diffusion de l'oeuvre numérique dont la capacité d'ubiquité se prête parfaitement aux manifestations simultanées. Le Fresnoy, studio national des arts contemporains, qui inaugure une complicité avec Ososphère, aurait sa place dans cette plateforme commune. Sans l'avoir formalisé ni structuré dans le temps, Ososphère peut revendiquer déjà son rôle de promotion de l'art numérique. Le festival donne ainsi une visibilité au jeune collectif strasbourgeois Zelig, Ludovic Bail et Nicolas Mercier, dont le dispositif est un paysage graphique variant au gré des sons ambiants. Le festival affirme aussi, en pure et très défendable subjectivité, « le plaisir des amitiés fidèles » : où l'on retrouvera ainsi, pour la quatrième année consécutive, Cécile Babiole, avec Crumple Zone, 34 courtes pièces au cours desquelles des porcelets en images de synthèse se font encastrer, froisser et retourner comme des gants. C'est aussi cela Ososphère : des corps en mouvement aux prises avec la technologie. Nathalie Chifflet, in Reflets DNA, 23 octobre"
"Dans l'espace-temps d'Ososphère, les arts numériques s'installent dans un hôtel éphémère et investissent le quartier de la Laiterie, coeur d'un village urbain mettant en circulation les cultures technologiques (...) Au 10, rue du Hohwald, ancien bâtiment de production de la Laiterie, laissé vacant par le conservatoire. Dans cet établissement éphémère, dont le nom renvoie à la constitution même du numérique, enfant du calcul automatique, prendront chambre la plupart des artistes accueillis aux Nuits électroniques de l'Ososphère. Cette résidence hôtelière particulière, mise en forme par le collectif Cocktail designers, qui a pensé jusqu'au mobilier de l'espace lounge, loge pour la première fois dans un même lieu les installations que les éditions précédentes d'Ososphère dispersaient sur l'ensemble du site de la Laiterie. (...) Où « le son est le texte est l'image est la musique est le son est l'image... », comme l'écrit Balpe, chercheur du laboratoire Paragraphe de l'université Paris 8. L'exploration hypermédiatique, de l'image, du son, de la lumière et du texte, est mise en oeuvre par le groupe Dunes, Madeleine Chiche et Bernard Misrachi, cinéastes et chorégraphes, résidents à la Friche de la Belle de Mai, à Marseille. Sur l'ensemble du site de la Laiterie, hors les murs de l'Hôtel de la logique, ils poseront des éléments sonores, vidéo ou lumineux, disposés selon un mode « aléatoire contrôlé ». Ils déploieront en lettres néons une phrase aussi faussement affirmative que vraiment interrogative : « 01. la logique est peut-être floue »... Artefact prolongerait volontiers cette collaboration avec Dunes au-delà du dispositif inscrit dans l'espace-temps d'Ososphère, par une résidence ouvrant la perspective de la maturation d'un projet à la Laiterie, pouvant prétendre au dispositif de soutien à la création multimédia - le dicréam - déployé par le ministère de la Culture. Cette ambition pourrait être partagée avec les partenaires d'Ososphère : à Paris l'association Dédale et le festival Émergences, qui convoque à la Villette, aux mêmes dates que le festival strasbourgeois, les acteurs de toutes les cultures technologiques ; à Aix-en-provence l'association Terre active et le festival Arborescence, également dédié à l'art numérique et multimédia. On serait là au coeur d'un réseau de création et de diffusion de l'oeuvre numérique dont la capacité d'ubiquité se prête parfaitement aux manifestations simultanées. Le Fresnoy, studio national des arts contemporains, qui inaugure une complicité avec Ososphère, aurait sa place dans cette plateforme commune. Sans l'avoir formalisé ni structuré dans le temps, Ososphère peut revendiquer déjà son rôle de promotion de l'art numérique. Le festival donne ainsi une visibilité au jeune collectif strasbourgeois Zelig, Ludovic Bail et Nicolas Mercier, dont le dispositif est un paysage graphique variant au gré des sons ambiants. Le festival affirme aussi, en pure et très défendable subjectivité, « le plaisir des amitiés fidèles » : où l'on retrouvera ainsi, pour la quatrième année consécutive, Cécile Babiole, avec Crumple Zone, 34 courtes pièces au cours desquelles des porcelets en images de synthèse se font encastrer, froisser et retourner comme des gants. C'est aussi cela Ososphère : des corps en mouvement aux prises avec la technologie. Nathalie Chifflet, in Reflets DNA, 23 octobre"
(rs)

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